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Retour sur le Hurley Pro at Trestles et le Swatch Women’s Pro

15 septembre 2016 – Le Hurley Pro at Trestles et le Swatch Women’s Pro ont pris fin mercredi dernier sur les plages (plus ou moins ensoleillées) de la Californie. Alors que les vagues étaient au rendez-vous, c’est surtout l’élimination hâtive des leaders du circuit qui retiendra l’attention, et cela, plus ou moins pour les bonnes raisons. Si la performance inégale du numéro 1 mondial, John John Florence a permis d’expliquer sa défaite au deuxième tour, face à l’américain Brett Simpson, les résultats accordés à l’Australien Matt Wilkinson, et surtout à Gabriel Medina du Brésil, ont suscités beaucoup de débats sur les médias sociaux, autant chez les admirateurs que les compétiteurs!

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World Shame League

En effet, de vives critiques ont été soulevées, particulièrement à propos du jugement de la rencontre entre Medina et le wild card californien Tanner Gudauskas. Celui-ci a effectivement éliminé le Brésilien avec seulement 0,21 point d’écart grâce notamment à un 8,67 (sur 10) pour une vague bien surfée, mais plutôt banale. Seul souci : la vague prise par Medina quelques minutes plus tôt était de loin la plus solide de la rencontre et a seulement été notée 8,30 points. Alors que les commentateurs, plutôt confus ont eu du mal à expliquer cette décision, de nombreux internautes ont craché leur colère sur les médias sociaux. La WSL (World Surf League) était dorénavant baptisée la World Shame League et plusieurs se sont même demandé si les dés n’étaient pas truqués afin de favoriser la domination de certains.

Men’s round: radio silence and drama

Bref, bien des drames et un silence radio du côté de la ligue, mais en bout de ligne, il est évident que le système d’attribution des notes de la WSL devrait être revu afin d’assurer plus de transparence. Oui, cette heat était des plus serrées et Tanner Gudauskas n’a pas scrupuleusement volé cette victoire, mais la WSL aurait dû expliquer les raisons pour lesquelles, la vague de Medina, la meilleure de la rencontre, n’a pas reçu un meilleur pointage.

Women’s round: good sportsmanship, style and grace

Nous avons eu droit à beaucoup moins de drames du côté des femmes qui ont sérieusement assuré tout au long de la compétition. La visite d’un requin de 6 pieds, aperçu lors des quarts de finale a obligé les organisateurs à interrompre la compétition durant 30 minutes, mais somme toute, ce sont les performances exceptionnelles des athlètes féminines ainsi que leur bon esprit sportif qui retiennent l’attention (le sourire de Stéphanie Gilmore à la suite de sa défaite en finale pourrait donner des leçons à quelques athlètes masculins si vous voulez mon avis).

Image: Grant Ellis via Surfer Magazine

Tyler Wright & Steph Gilmour / by Grant Ellis via Surfer Magazine

Pour avoir visionné la finale des femmes instantanément après la finale des hommes, il était difficile de distinguer le style des femmes de celui des hommes. Tyler Wright et Stephanie Gilmore qui luttaient pour la première place, ont impressionné par leur style, leur puissance et leur grâce. Vraiment, il est temps de souligner le calibre du surf féminin et enfin, récompenser les femmes au même titre que les hommes.

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Tyler Wright / by Grant Ellis via Surfer Magazine

Enfin, il convient de féliciter les gagnants de l’une des compétitions les plus controversées de l’année, le Sud-Africain Jordy Smith ainsi que l’Australienne Taylor Wright qui ont remporté les honneurs incontestés …autant auprès des juges que du public!

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About the Author:

Amoureuse de l’eau depuis toujours, Laurence a d’abord trouvé son bonheur dans la pratique intensive de la natation et de l’aviron. Puis, à 15 ans, lors d’un camp d’entraînement d’aviron en Floride, elle découvre le surf. C’est le coup de foudre instantané. Complètement dévouée à sa passion, elle ne manque pas un swell sur la cote Est américaine (ou presque), que ce soit dans les douces vagues du mois d’août ou les tempêtes de mars. Entre deux voyages, elle gagne sa vie (et paie ses voyages de surf) en comblant son autre passion, l’écriture, au sein d’une agence de relations publiques au cœur du Vieux-Montréal.

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